Le Conseil des ministres de l’UEMOA, lors de sa session ordinaire tenue à Dakar, le 4 juillet 2007, sous la présidence de Monsieur Jean-Baptiste Compaoré, ministre de l’Économie et des Finances du Burkina Faso, avait adopté le règlement n° 09/2007/CM/UEMOA portant cadre de référence de la politique d’endettement public et de la gestion de la dette publique dans les États membres de l’UEMOA.
Ce règlement, qui vise à coordonner et harmoniser les politiques d’endettement public au sein de l’UEMOA, impose aux États membres la désignation d’une autorité unique pour conduire les négociations des emprunts et des garanties, signer les accords et les conventions d’emprunt et de garantie d’emprunt.
C’est dans ce contexte que l’État du Sénégal, pour adapter son dispositif institutionnel aux évolutions communautaires et internationales, a décidé de créer une direction spécialement dédiée, en charge des financements et de la dette publique, suivant le décret n° 2026-1176.
Une réforme institutionnelle de bonne gouvernance
La gestion de la dette et des financements au Sénégal était jusqu’ici répartie entre plusieurs directions et instances relevant de périmètres administratifs différents : gestion de la dette, mobilisation des financements, suivi des financements extérieurs, coordination stratégique, etc.
Désormais, la seule et unique structure habilitée à négocier les contrats de financement et à gérer une base de données unique sur la dette publique est la DGFD.
La mise en place d’une telle structure, composée de neuf directions, dont celles dédiées aux marchés de capitaux, aux financements bilatéraux, multilatéraux et à l’audit interne, dans un contexte marqué par la découverte d’importants écarts et insuffisances dans la gestion des finances publiques, révélés par l’État, répond à un objectif de rationalisation et de meilleure coordination des fonctions sur la dette et les financements, historiquement éclatés.