Cette initiative s’inscrit dans le cadre du Projet d’appui au marché financier unifié d’Afrique centrale (PAMFUAC), logé à la BEAC et financé par le Fonds d’aide au secteur privé africain (FAPA) de la BAD. L’objectif est de lever les freins financiers qui pèsent souvent sur les entreprises souhaitant accéder au marché public, afin de dynamiser la cotation locale et d’approfondir l’intégration financière régionale.
Un accompagnement ciblé pour favoriser la cotation
Les dépenses éligibles au financement couvrent l’ensemble des frais liés à une introduction en bourse, à savoir :
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la commission de visa de la Commission de surveillance du marché financier de l’Afrique centrale (COSUMAF) ;
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la commission d’introduction en bourse de la BVMAC ;
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les honoraires du conseil juridique ayant signé le document d’information ;
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les frais du commissaire aux comptes ayant certifié les comptes présentés dans le document d’information.
Toutefois, la conduite d’une opération d’introduction en bourse ne donne pas automatiquement droit à ce financement, qui n’est pas rétroactif. Seules les sociétés engagées dans un processus d’appel public à l’épargne (APE) après l’entrée en vigueur du don pourront en bénéficier.

Conditions de candidature et critères de sélection
Les entreprises intéressées, installées dans l’un des États de la CEMAC, doivent soumettre leur candidature avant le 30 avril 2026 à 15h30 (heure locale). Le dossier doit notamment comprendre :
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une lettre de demande de financement indiquant l’utilisation prévue de la dotation ;
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la décision des organes sociaux de recourir à l’appel public à l’épargne ;
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un engagement formel à faire coter les titres à la BVMAC ;
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les états financiers des trois derniers exercices certifiés par un commissaire aux comptes agréé dans l’espace CEMAC ;
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un document présentant la gouvernance de l’entreprise ;
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un rapport sur la politique de responsabilité sociétale et environnementale (RSE) ;
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une note d’alignement avec les priorités stratégiques de la BAD (accès amélioré au capital, réforme des systèmes financiers, transformation démographique, infrastructures résilientes).
L’UGRIF, unité de gestion des réformes des institutions financières de la CEMAC, est l’organisme chargé de la mise en œuvre du projet. Elle recevra les manifestations d’intérêt à son bureau à Yaoundé ou par voie électronique.
Un levier pour l’intégration financière et l’attractivité des marchés
Cette initiative constitue une avancée majeure pour le marché financier régional, encore peu profond et dominé par quelques émetteurs historiques. En prenant en charge les coûts initiaux d’introduction, la BEAC et la BAD espèrent inciter de nouvelles entreprises, y compris des PME, à franchir le pas de la cotation.
L’opération s’inscrit également dans une logique d’harmonisation des pratiques financières et de renforcement de la confiance des investisseurs. À terme, le développement d’un marché boursier dynamique en Afrique centrale est vu comme un outil stratégique pour mobiliser l’épargne locale, diversifier les sources de financement des entreprises et renforcer la résilience des économies de la sous-région.
Les entreprises souhaitant participer peuvent obtenir des informations complémentaires auprès de l’UGRIF, du lundi au vendredi de 9h à 14h, à l’adresse indiquée dans l’avis de manifestation d’intérêt.